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Jusqu’à quel point ce gouvernement est-il prêt à bafouer la démocratie ?

C’est dans un contexte social particulièrement tendu et au lendemain de la manifestation Parisienne du 14 juin que nous réalisons ce journal. Malgré une intense mobilisation de plus de 3 mois contre la loi El Khomri et une opinion publique majoritairement défavorable à cette réforme (7 français sur 10), le gouvernement s’entête et reste sourd aux revendications. Non seulement l’exécutif socialiste veut imposer une réforme du code travail porteuse d’un recul social sans précédent pour le monde du travail en utilisant le 49-3 et annonce maintenant dans les médias la possibilité d’interdire les manifestations.

Mais jusqu’à quel point ce gouvernement est-il prêt à bafouer la démocratie pour imposer sa politique libérale ?

Les syndicats progressistes, les mouvements citoyens et les partis politiques de gauche se sont largement exprimés sur la dangerosité de ce projet de loi, qui aura pour effet, si la loi passe, d’asservir toujours plus les travailleurs à l’avidité du grand patronat. La multiplication des initiatives et des actions ont largement et significativement permis l’expression populaire qui est clairement opposée au projet de loi travail.

Rappelons-nous,le pacte de responsabilité et l’engagement du MEDEF de créer 1 000 000 d’emplois si nous allégions les charges des entreprises. Ce ne sont pas moins de 40 milliards d’euros de cadeaux fiscaux aux grandes entreprises et donc de recettes non perçues par l’état.

Les résultats de cette politique n’ont pas permis d’enrayer les chiffres du chômage et non certainement pas générer le million d’emploi dont se targuait Mr Gattaz. La logique de cette loi El Khomri est totalement libérale. Ce sont les droits des travailleurs et le code du travail qui sont ciblés par ce gouvernement comme les causes symptomatiques du marché du travail pour répondre aux injonctions de Bruxelles.

La puissance du capital à la manœuvre dans la grande majorité des médias nationaux se mobilise pour accroitre ses intérêts et participe largement à la manipulation des esprits des classes populaires.Elle consiste par le matraquage médiatique et par les campagnes de désinformation à faire accepter aux travailleurs, qu’il n’y a pas d’alternative à la régression sociale.

Alors que les richesses croissantes de ce pays sont centralisées sur une minorité,

- Que le montant des dividendes versés aux actionnaires sont exponentiels,

- Que les salaires des grands patrons des entreprises françaises atteignent des sommets,

- Que les scandales d’évasions fiscales sont florissants,

On veut nous faire croire que le travailleur est un nanti, un privilégié. C’est une plaisanterie qui peut devenir réalité si on laisse ce projet de loi aboutir. Comme sur l’article 2 de la loi El Khomri, c’est l’inversion des normes qui est en jeu.

 

Une autre répartition des richesses

est possible, continuons la mobilisation.

Rémy BLANC, Conseiller Municipal

 

 

La fête de la marseillaise a abordé plusieurs questions : «comme les luttes sociales, les prochaines élections présidentielles, législatives. Sans oublier la fête et la musique.

En ce  qui concerne la lutte contre la loi travail le débat a porté sur le fait que si nous voulons une victoire pérenne nous devons aussi gagner aux prochaines élections contre la droite et l’extrême droite.  Et ce ne peut-être Hollande, Valls ou un candidat qui soutient le gouvernement et sa politique. Comme l’a si bien chanté  Jean Ferrat «La porte à droite» est ouverte avec ce gouvernement. En ce qui concerne les prochaines élections, la donnée  principale a tourné  autour de la question : «comment construire le processus politique qui permettra à toute les forces impliquées dans le mouvement social de se rassembler pour ouvrir une alternative politique».

Donc la stratégie en vue des échéances électorales et notamment de la présidentielle a été fortement débattue à la lumière de la décision du congrès du parti communiste lequel a décidé de consacrer toutes ses forces à une dynamique de rassemblement qu’additionnent les forces politiques, les énergies sociales, les créativités culturelles pour un nouveau front populaire et citoyen. Cela semble difficile mais il est urgent de défier l’impossible. L’extrême droite ne doit pas passer et ne passera pas !

 

PCF - Front de Gauche Morières tél : 06 87 45 56 56 contact@capagauche.fr
Blog : https: morieres.wordpress.com
site : www.capagauche.fr

Maison de Retraite de Morières

L’appel à projet pour la gestion de l’EHPAD de Morières recueille de nombreuses réponses.

Cet appel sera clos à la fin du mois de Juin, toutes les propositions seront ensuite étudiées.

Rappelons que cet appel a été lancé et organisé conjointement par l’Agence Régionale de Santé  et le Conseil départemental de Vaucluse  et concerne l’attribution des autorisations de places de l’établissement. Cette autorisation était jusqu’à l’année dernière attribuée à la commune qui a décidé de les remettre aux autorités publiques. La commune dans le même temps lance une opération de reprise du bâtiment et du foncier, qui sont gérés par une SEM. Le futur gestionnaire aura donc à se prononcer sur cette deuxième question qui n’entre pas dans l’appel à projet.

Nous avons lancé depuis quelques semaines une pétition en ligne portant la proposition d’une gestion publique de cette maison de retraite Morièroise (Chang.org / Pour une gestion publique de la maison de retraite de Morières).

Les très nombreuses publications sur le sujet font toutes le même constat. Les gestions publiques  de maison de retraite proposent des tarifs de journée plus accessibles et de meilleurs ratios de personnel/ résidents que ses concurrents du privés.

Actuellement, nous savons que le Centre Hospitalier de Montfavet a répondu à cet appel à projet. Il est le seul établissement public parmi tous les candidats.

Nous pensons que cette candidature est une belle et grande opportunité pour notre ville. Nous allons rester très attentifs au déroulement de la procédure  en restant disponibles pour permettre que soit entendu l’expression de celles et ceux qui soutiennent notre démarche.

FRONT DE GAUCHE